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Quand acheter un jeu : le calendrier que les boutiques ne donnent pas

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Le même jeu peut coûter du simple au double selon la semaine où vous l'achetez. Les remises ne tombent pas au hasard, elles suivent un rythme annuel assez régulier pour être anticipé. Voici lequel, et comment vérifier avant de payer.

Un jeu vidéo n'a pas de prix fixe. Il a un prix affiché, et une trajectoire de remises qui commence quelques mois après sa sortie et se poursuit pendant des années. Payer le prix affiché est donc, la plupart du temps, une décision de calendrier plutôt que de budget.

Ce calendrier est étonnamment régulier. Les grandes boutiques ont leurs périodes, elles reviennent aux mêmes moments, et il suffit de les connaître pour éviter d'acheter au pire instant.

Les quatre fenêtres de l'année

PériodeCe qu'on y trouveProfondeur des remises
Fin juin à mi-juilletles soldes d'étéles plus fortes
Fin novembrela semaine du Black Fridaycomparables
Mi-décembre à début janvierles soldes d'hiverfortes
Printemps et automnedes soldes intermédiairesmodérées

Entre ces fenêtres, les prix remontent à leur niveau courant. Acheter un jeu en mars ou en septembre revient donc presque toujours à payer plus pour exactement le même produit, sans autre bénéfice que l'impatience.

Les boutiques de consoles suivent un rythme voisin, avec des promotions thématiques plus fréquentes mais souvent moins profondes que celles des boutiques sur ordinateur.

Le piège des remises annoncées

Un pourcentage affiché ne dit rien tant qu'on ignore la référence. Une remise de cinquante pour cent sur un prix qui a déjà baissé deux fois n'est pas une bonne affaire, c'est le prix courant présenté autrement.

  • Comparez toujours au prix le plus bas historique, jamais au prix affiché barré.
  • Méfiez-vous des remises sur des éditions spéciales : elles contiennent souvent des contenus dont vous ne ferez rien.
  • Une remise sur un jeu de moins de six mois est rarement la meilleure que vous verrez.
  • Les lots incluant une extension coûtent presque toujours moins que les deux achats séparés.

Les cas où attendre ne sert à rien

Il faut nuancer, parce que la règle a des exceptions nettes, et elles concernent plusieurs jeux très recherchés.

Certains studios refusent par principe de solder leur jeu, considérant que cela dévalue ce que les acheteurs ont déjà payé. D'autres pratiquent des remises si modestes qu'attendre un an fait économiser quelques euros. Sur ces titres, la patience ne rapporte presque rien.

L'autre exception est le jeu en ligne dont la population décline. Attendre deux ans une remise sur un titre multijoueur revient parfois à acheter un jeu dont les serveurs sont désertés. Le prix baisse, la valeur aussi.

Ce que le calendrier ne règle pas

Attendre la bonne fenêtre fait économiser, souvent beaucoup. Cela ne rend pas un jeu gratuit, et c'est là que se pose l'autre question : celle des clés vendues bien en dessous de tous les prix officiels.

Ces offres existent, elles sont visibles partout, et elles obéissent à des règles que le calendrier des soldes n'explique pas. Elles méritent leur propre examen, parce que l'économie qu'elles promettent se paie parfois plus cher que le jeu.

Le catalogue permet aussi d'obtenir des clés de jeux complets sans les payer, en complétant une offre partenaire gratuite.

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Le prix baisse aussi parce que le jeu vieillit

Une remise n'est pas seulement une opération commerciale, c'est aussi le reflet de l'âge du titre. Un jeu de trois ans se vend moins cher parce qu'il a déjà rencontré son public, pas parce que l'éditeur fait un geste.

Cela change la façon de raisonner. Attendre douze mois de plus sur un jeu déjà ancien ne fait plus gagner grand-chose : la courbe s'aplatit, et le prix se stabilise à un plancher qu'aucune fenêtre de soldes ne franchit vraiment.

La patience rapporte donc surtout sur les jeux récents, entre six et vingt-quatre mois après leur sortie. Passé ce délai, autant acheter dès la première fenêtre venue plutôt que d'attendre une remise qui ne viendra pas.

Questions fréquentes

Les remises sont elles les mêmes sur toutes les boutiques ?

Non. Un même jeu peut être soldé sur une boutique et plein tarif sur une autre à la même date, notamment entre les boutiques sur ordinateur et celles des consoles. Comparer prend deux minutes et fait souvent la différence.

Faut il précommander pour payer moins cher ?

Presque jamais. Les remises de précommande sont modestes, et le même jeu sera nettement moins cher quelques mois après sa sortie. La précommande s'achète pour jouer le premier jour, pas pour économiser.

Les abonnements remplacent ils l'achat ?

Pour un joueur qui essaie beaucoup de titres sans y rester, un abonnement à catalogue revient moins cher que d'acheter. Pour celui qui joue longtemps au même jeu, l'achat reste préférable, ne serait-ce que parce que le jeu ne quittera pas sa bibliothèque.

Faut il attendre une remise sur une extension ?

Les extensions suivent le calendrier du jeu principal, avec un décalage d'environ un an. Elles sont aussi très souvent vendues en lot avec le jeu de base pendant les grandes fenêtres, à un tarif inférieur aux deux achats séparés.

Une remise annoncée comme la meilleure de l'année l'est elle ?

Parfois, et seul l'historique des prix permet de le vérifier en trente secondes. Les mentions de ce genre relèvent de l'argument de vente, pas d'un engagement, et rien n'empêche une remise identique de revenir deux mois plus tard.

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